Programmes d’éducation à la petite enfance : des enfants canadiens n'ont toujours pas accès à des programmes malgré l’accroissement des investissements provinciaux

Communiqué de presse
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Le Mexique et le Royaume-Uni en offrent plus que le Canada

TORONTO, le 12 novembre 2014 - Un nouveau rapport démontre que la réticence du gouvernement fédéral à investir dans l'éducation à la petite enfance n'a pas empêché les provinces et les territoires à faire ce qu'ils peuvent pour étendre et améliorer leurs programmes et à aider les plus jeunes citoyens à apprendre et à se développer.

Le Rapport sur l'éducation à la petite enfance 2014 : misons sur nos jeunes enfants, publié le 12 novembre par le Centre Atkinson de l'Ontario Institute for Studies in Education de l'Université de Toronto, est la seconde mise à jour de la situation trois ans après sa dernière parution. Ce rapport mesure la performance des provinces et des territoires en fonction de critères différents, incluant les sommes investies pour les programmes d'éducation à la petite enfance et l'accessibilité des enfants à ces programmes. Cette étude compare également les résultats du Canada à ceux d'autres pays d'économies semblables.

« Malgré le fait que les provinces et les territoires canadiens aient accru leur investissement pour améliorer leurs programmes d'éducation à la petite enfance, l'accessibilité à ces derniers demeure inégale et le Canada continue d'investir beaucoup moins que ses pairs », souligne la coauteure du rapport, Kerry McCuaig, chercheuse en politiques sur la petite enfance au Centre Atkinson. « Les parents réclament une amélioration de l'accessibilité à des établissements d'éducation préscolaire de qualité. Il est temps que le gouvernement fédéral agisse et couvre les dépenses nécessaires. »

La situation s'est améliorée, mais il reste encore beaucoup à faire

En 2006, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a souligné le retard du Canada en matière de politiques d'éducation à la petite enfance. Des 34 pays membres de l'OCDE, le Canada est celui qui a le pire bilan en ce qui concerne l'accessibilité à ces services. En 2014, nous continuons à accuser du retard par rapport aux autres pays de l'OCDE, étant au 31e rang sur 34, devant la Turquie, l'Indonésie et la Suisse.

Lorsque le premier Rapport sur l'éducation à la petite enfance a été publié en 2011, seulement trois juridictions avaient obtenu un score de plus de 50 % sur l'échelle de cotation de 15 points. Aujourd'hui, le Québec et l'Île-du-Prince-Édouard se situent en première position avec un score de 10 points, alors que quatre autres provinces - le Nouveau-Brunswick, l'Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique - ont atteint un score au-dessus de 7 points. Les autres provinces ainsi que le Territoire du Nord-Ouest ont, quant à eux, atteint des scores allant de 4,5 à 6,5 points.

« Nous avons pu observer de réels progrès », nous dit la coauteure, Dre Emis Akbari, chercheuse postdoctorale au Centre Atkinson. « Aujourd'hui, au Canada, 58 % des jeunes de 2 à 4 ans fréquentent régulièrement un établissement d'éducation à la petite enfance, mais nous sommes encore bien loin du 80 % de fréquentation établi par l'OCDE. »

Les résultats de l'étude démontrent également des disparités régionales en termes d'accessibilité : seul un enfant sur trois fréquente un programme d'éducation à la petite enfance dans les provinces des Prairies, comparé à deux enfants sur trois en Ontario et à trois enfants sur quatre au Québec.

L'éducation à la petite enfance se paie d'elle même

« En matière de financement d'éducation à la petite enfance, ce sont les provinces et les territoires qui ont assumé le plus gros de la tâche, investissant près de 11 milliards de dollars cette année », nous dit Mme McCuaig. « Il s'agit, sans aucun doute, d'une importante somme d'argent, mais il est important de se rappeler que chaque dollar investi amène un retour d'investissement de 1,75 $. De cette somme, 0,55 $ retourne directement dans les coffres du fédéral. Ce retour d'investissement est beaucoup plus important que les sommes investies actuellement par Ottawa. En d'autres termes, en plus de s'autofinancer, l'éducation préscolaire permet également de générer des revenus supplémentaires grâce aux taxes payées par les parents et permet de réduire les investissements requis pour les autres programmes sociaux. »

L'éducation à la petite enfance aide les enfants à apprendre et à se développer

« Ultimement, l'éducation à la petite enfance est bénéfique pour les enfants, les familles et l'économie », souligne la Dre Akbari. « Des études démontrent que les enfants qui fréquentent un programme préscolaire ont un meilleur vocabulaire, un meilleur contrôle de soi et sont beaucoup plus ouverts à la diversité culturelle. »

L'accès aux établissements préscolaires de qualité permet aux parents de retourner au travail, s'ils le désirent. Ceci permet d'accroitre la qualité de vie des familles et peut faire la différence entre l'assistance sociale et l'autosuffisance pour les familles à faibles revenus et monoparentales. L'économie canadienne en retire également des bénéfices. L'éducation à la petite enfance contribue à créer une population mieux éduquée et des employés plus productifs et innovateurs. Tous ces facteurs peuvent contrer la pénurie de travailleurs qualifiés.

Le Rapport sur l'éducation à la petite enfance 2014 et ses documents connexes sont disponibles au timeforpreschool.ca et sur www.nosjeunesenfants.ca.

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Pour plus d'information :

Toronto :

Kerry McCuaig
Kerry.mccuaig@utoronto.ca
Cell. : 647 295-2808

Dre Emis Akbari
emis.akbari@utoronto.ca
Cell. : 647 969-1855

Montréal :

Annick Bélanger
abelanger@casacom.ca
Cell. : 514 755-2050

 

 

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