Historique de la Fondation
1988 : Une décision familiale pour participer à l’effort philanthropique
Parallèlement aux actions philanthropiques menées par le Groupe Vidéotron Ltée, alors contrôlé par la famille Chagnon, la Fondation Chagnon Foundation Trust est créée. À travers celle-ci, les membres de la famille d’André Chagnon témoignent de leur volonté à s’engager personnellement dans des actions philanthropiques en décidant d’octroyer à ce domaine une partie importante de leur patrimoine futur.
2000 : Naissance et obtention du statut d’organisme de bienfaisance
C’est en l’an 2000 qu’une planification successorale de la famille Chagnon rapatriait en quelque sorte le Chagnon Foundation Trust au Canada, sous le nom de Fondation Lucie et André Chagnon. En octobre 2000, suite à la cession du Groupe Vidéotron Ltée, la Fondation est pleinement capitalisée en argent et obtient son statut d’organisme de bienfaisance. Les grandes lignes de la mission de la Fondation sont posées : agir sur les causes de la pauvreté et de la maladie – plutôt que sur leurs conséquences – et soutenir les communautés dans leurs actions et leur recherche de solutions novatrices, globales et durables.
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2001-2002 : Tournée de consultation
Peu de temps après la création de la Fondation, ses dirigeants ont entrepris une tournée de consultation au Québec, au Canada et à l’étranger afin d’identifier les approches les plus prometteuses en matière de prévention de la pauvreté et de la maladie. Au terme de plus de quarante rencontres avec des experts et d’autres personnes-ressources des milieux concernés, les grandes orientations et la cible de la Fondation ont été définies. La Fondation a alors commencé à financer de façon plus systématique des projets porteurs ou de démonstration dans ces domaines, parmi lesquels Québec en Forme, une initiative conjointe de la Fondation et du gouvernement du Québec.
2002-2004 : Concentration des efforts sur la
prévention précoce
Durant ces années, la Fondation a précisé son orientation en concentrant davantage ses interventions autour de la prévention dès le plus jeune âge. Cette approche est à l’origine de plusieurs projets, dont celui de Québec Enfants.
Des directives financières ont été adoptées pour 2010. Il est prévu que, pour cette période, 60 millions de dollars seront consacrés annuellement au financement d’initiatives porteuses en matière de prévention, menées principalement par les communautés locales.
2006-2007 : Adoption de la loi pour la promotion des saines habitudes de vie
Dans la perspective de favoriser la réussite scolaire, la Fondation a conclu en 2006 un accord de principe avec le gouvernement du Québec visant la création d'un fonds paritaire pour la promotion des saines habitudes de vie, lequel devrait totaliser 400 millions de dollars durant les dix prochaines années.
La Loi instituant le Fonds pour la promotion des saines habitudes de vie a été adoptée, le 5 juin 2007, à l’unanimité par les membres de l’Assemblée nationale. La création de ce Fonds vise à soutenir le Plan d’action gouvernemental de promotion de saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids 2006-2012 « Investir pour l’avenir ». Ce fonds finance également les projets de mobilisation des communautés locales soutenus par Québec en Forme.
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2008 : Projets multiples et emphase sur la persévérance scolaire
Le coup d’envoi au dépôt de projets en matière de saines habitudes de vie est donné le 22 janvier 2008. Ainsi, l’ensemble des communautés est invité à soumettre les projets favorisant l’adoption d’une saine alimentation et d’un mode de vie physiquement actif :
Le 17 juin 2008, un projet de loi instituant le Fonds pour le développement des jeunes enfants a été déposé. Ainsi, parallèlement aux actions menées par Québec Enfants, la Fondation travaille depuis plusieurs mois en collaboration avec le gouvernement du Québec afin de définir un cadre légal de partenariat en faveur de la création d’un Fonds pour le développement des jeunes enfants.
Le travail investi dans le développement de la petite enfance et de saines habitudes de vie a donc commencé à porter ses fruits. Tout en poursuivant ses efforts dans ces domaines, la Fondation a décidé, en 2008, de mettre l’emphase sur une autre de ses priorités en matière de prévention de la pauvreté et de la maladie : la persévérance scolaire. En effet, la Fondation est profondément convaincue que la santé et la réussite éducative vont de pair. La réussite éducative est l’acquisition de savoirs, de compétences clés et de valeurs personnelles, sociales et démocratiques. Elle permet le développement personnel, l’autonomie intellectuelle, l’intégration dans la vie professionnelle et la participation au développement de la société. Autrement dit, un niveau d’éducation scolaire élevé, de meilleures conditions de travail et des revenus plus élevés sont un lien avec un meilleur état de santé globale. Afin de bien cerner les enjeux actuels de la persévérance scolaire, d’identifier les approches et les déterminants, et de tisser des liens avec les communautés impliquées, la Fondation a entrepris en mars et en juin 2008 une tournée des instances régionales mobilisées autour de la persévérance scolaire.
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2009 : concrétisation de deux initiatives et lancement d’une grande opération sociétale
L’année 2009 est marquée par la création de deux importantes initiatives conjointes avec le gouvernement du Québec. La première est issue de l’adoption, le 24 septembre, de la loi créant le Fonds pour le développement des jeunes enfants. 400 millions de dollars (150 millions de dollars du gouvernement et 250 millions de la Fondation, sur 10 ans) seront investis dans des projets issus des communautés locales pour offrir aux jeunes enfants vivant en situation de pauvreté toutes les chances de réussir leur entrée scolaire et la poursuite de leur scolarité. Afin de les gérer, une société de gestion du Fonds est mise sur pied et son conseil d’administration se réunit pour la première fois le 30 novembre. Pour en savoir plus
La deuxième initiative visant à favoriser la persévérance scolaire est née dans le cadre de la Stratégie d’Action jeunesse 2009-2014 du gouvernement du Québec, lancée le 27 mars 2009. À cette occasion, le Gouvernement, représenté par le Secrétariat à la jeunesse, et la Fondation Lucie et André Chagnon ont conclu une entente (25 millions de dollars provenant du Secrétariat à la jeunesse et 25 millions de la Fondation, investis sur 5 ans) pour une initiative innovatrice et à long terme afin de soutenir les efforts de mobilisation de l’ensemble des intervenants aux niveaux régional et local, concernés par la réussite éducative des jeunes. La structure administrative de cette initiative a été créée, et le premier conseil d’administration de l’OBNL s’est tenu le 4 décembre 2009. Pour en savoir plus
Parallèlement à ces deux initiatives, la Fondation lance à l’automne 2009, une vaste campagne de sensibilisation sur l’extrême importance de stimuler les enfants de moins de 5 ans pour favoriser une entrée réussie à l’école. L’opération sociétale Bien grandir.com mise sur la revalorisation des parents comme acteurs de tout premier plan dans le développement de la maturité scolaire des enfants. Pour en savoir plus
Enfin, 2009 est marquée par l’arrivée de Claude Chagnon à la présidence de la Fondation alors qu’André Chagnon continue d’agir à titre de président du conseil et chef de la direction.